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Les philosophes et courants philosophiques

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Sil


Voici une première partie concernant Aristote; les atomistes et les cyniques.

Aristote
Philosophe (-384 - -322)
Aristote est né en Macédoine d'un médecin réputé.
Il suit ses études à Athènes et devient l'un des principaux disciples de Platon.
Grand érudit, il est nommé précepteur d'Alexandre le Grand, auquel il s'attache rapidement.
Lorsque son élève prend les rênes de l'Empire, il rejoint de nouveau Athènes et fonde le Lycée (-340). Son enseignement repose tout entier sur la logique (Organon) et l'observation de la nature (De la génération des animaux).
Il est également le fondateur de la Métaphysique. Il apporte une réflexion sur la Politique et donne sa vision de la morale dans Ethique de Nicomaque.  
La mort d'Alexandre quelques années plus tard provoque une certaine instabilité politique dans la ville. Les "antimacédoniens", de plus en plus nombreux, lui reprochent son impiété et le contraignent à quitter les lieux pour Eubée. Il s'y éteint peu de temps après.

http://classes.bnf.fr/dossitsm/b-aristo.htm
http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-aristote-1625.php
http://www.linternaute.com/biographie/aristote/biographie/







http://www.normalesup.org/~adanchin/causeries/Atomistes.html
http://evelyne.bouquet.free.fr/WebAlain/particules/antique.htm
http://dutempspoursoi.free.fr/Connaissancegenerale/Philosophie/lescyniques.htm
http://www.unilim.fr/pages_perso/jacques.fontanille/textes-pdf/Acynisme.pdf
http://www.fonjallaz.net/Philo/Cynique.html



Dernière édition par Sil le Mer 20 Nov 2013 - 7:02, édité 2 fois

Valentin


Voici les sources que notre groupe a utilisé concernant Platon, les pluralistes et les stoïciens :

Platon
http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Platon/138416

Les pluralistes
http://plato.stanford.edu/entries/presocratics/#PluAnaClaEmpAcr
http://en.wikipedia.org/wiki/Pluralist_school

Les stoïciens
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/stoïcisme/93970
http://la-philosophie.com/le-stoicisme

Valentin


Version complète pour les pluralistes :

Les pluralistes sont un groupe de philosophes présocratiques dont les principaux représentants sont Anaxagore de Clazomène et Empédocle d’Agrigente. Ils ont tenté de concilier le rejet du changement défendu par Parménide avec l’apparence du changement attestée par les sens. Ils réduisent la nature à plusieurs principes immuables (à la différence des monistes qui réduisent la nature à un unique principe), irréductibles à un autre principe, et suffisant pour expliquer changement et diversité de la nature. Chez Anaxagore, ces principes sont innombrables, mais chez Empédocle, ils sont au nombre de quatre : terre, eau, air, feu. Ce sont les mélanges de ces principes immuables, dans des proportions variables, qui provoquent la diversité du monde, les modifications dans les proportions des principes donnant l’apparence du changement. Pour expliquer ces modifications dans les proportions, Anaxagore fait appel à une force extérieur, qui échappe à ces mélanges, et est une force motrice de ces modifications. Pour Empédocle, il y a deux forces motrices : Amour et Haine qui respectivement attirent entre eux et rejetent entre eux les éléments opposés, provoquant ainsi les modifications dans les proportions des mélanges et donc l’apparence du changement.



Sources


  • “Pluralist School”, sur Wikipedia [en], URL http://en.wikipedia.org/wiki/Pluralist_school, màj 26.02.2013, cons. 19.10.2013.
  • Patricia CURD, “Presocratic Philosophy”, sur Stanford Encyclopedia of Philosophy [en], URL http://plato.stanford.edu/entries/presocratics/#PluAnaClaEmpAcr, © 2012, cons. 19.10.2013.


NB : Le principe du pluralisme a connu d’autres émanations à travers l’histoire de la philosophie, en voici un exemple avec l’article “Pluralisme”, dans Gérard DUROZOI & André ROUSSEL, Dictionnaire de philosophie [fr], Paris : Nathan, 1990, p. 260 :
“Pluralisme. Doctrine opposée au monisme et même au dualisme, selon laquelle les êtres qui constituent l’univers sont multiples, indépendants et irréductibles à une substance unique. C’est le cas, notamment, de l’empirisme anglo-saxons : ‘Le pluralisme permet aux choses d’exister individuellement ou d’avoir chacune sa forme particulière’ (W. James). Sur le plan sociologique, le pluralisme introduit la diversité des attitudes (politiques ou religieuses) au sein d’une collectivité.”

Oli


Les Atomistes:

Deux mille ans avant la naissance de la théorie atomique moderne, des penseurs grecs ont forgé la notion d'atome pour désigner les éléments premiers, insécables et indestructibles dont se compose toute réalité. La tradition voit dans Leucippe l'ancêtre mythique d'une philosophie qui, au ve siècle avant J.-C., tente de concilier l'être un et immobile des Eléates (Parménide, Xénophane, Zénon) avec l'expérience de la pluralité et du mouvement sur laquelle Empédocle et Anaxagore avaient mis l'accent. On peut se représenter la philosophie grecque selon deux lignes de champ. Il y a en effet deux forces en présence. D'un côté les hédonistes et de l'autre les ascétiques. Parmi les hédonistes, on peut citer les philosophes atomistes. Avant de discuter des philosophes atomistes, il est important de situer leur contexte. Ces philosophes évoluent au Ve siècle avant Jésus-Christ. Ce siècle est marqué par de nombreuses personnalités. Il y a bien sûr, les philosophes, qu'ils soient sophistes, atomistes, cyrénaïques, platoniciens. Le véritable fondateur de l'atomisme philosophique est Démocrite (460 ?-370 ? av. J.-C.). Leucippe est aussi un philosophe atomiste. Cela signifie qu'il considère la nature composée d'atomes. Mais qu'est-ce qu'une nature composée d'atomes pour un grec du Ve siècle avant Jésus-Christ ? Pour Leucippe, les atomes sont des particules élémentaires en nombre illimité. Ils se déplacent dans le vide. Lorsque Leucippe affirme l'existence du vide, il s'engage. Il proclame que le non-être puisse exister. Les atomes ou d'une propriété. Ils sont visibles grâce aux simulacres qu'ils émettent. On ne sait pas trop ce que les philosophes atomistes entendaient par simulacres. Il s'agit d'un signal non matériel. Quoi qu'il en soit, la pensée atomiste est une pensée radicale. Dans le monde des atomistes, il n'y a pas de Dieu. En tout cas, pas de Dieu à forme humaine. Tout au plus peut-on considérer les simulacres comme des dieux. Le monde des atomistes est un monde immanent. Cela signifie, qu'il n'y a pas d'arrière monde, pour le dire dans les termes de Nietzsche. Tout est immédiatement accessible à l'esprit humain. Il n'y a pas de mythe, le monde des atomistes est un monde matérialiste avant tout. Quelle éthique pour une telle philosophie ? On comprend mieux la phrase « la joie quand il se tient par la contemplation des choses belles » lorsque l'on replace Leucippe dans sa philosophie matérialiste. Le monde étant immanent, puisqu'il n'y a pas de paradis, le plaisir se trouve ici- bas. Voilà l'éthique atomiste. Les philosophes atomistes sont donc naturellement des hédonistes. La philosophie grecque sera balayée et effacée durant les premiers siècles de notre ère par le christianisme. Celui-ci établira le triomphe des philosophes ascétiques sur les philosophes hédonistes.

http://www.universalis.fr/encyclopedie/atomisme/
https://sites.google.com/site/hydravion31/volet-2-democrite

Oli


Les cyniques:

Le cynisme ancien est un mouvement philosophique contestataire qui commence dans la Grèce du ive siècle av. J.-C., avec Diogène de Sinope, surnommé « le Chien », et qui a perduré jusqu’au ve siècle de notre ère. Rien ou presque ne subsiste de la littérature cynique ancienne.
Par son refus de tous les tabous, par sa contestation radicale des valeurs de la société antique, par sa revendication d’un retour à la nature que symbolise le surnom de « chien », le cynisme occupe une place à part dans le milieu philosophique de l’Antiquité. Peut-être est-ce son attitude en matière de sexualité qui a le plus choqué les contemporains, aussi bien au ive siècle av. J.-C., à l’époque des premières générations cyniques autour de Diogène et Cratès, que des siècles plus tard sous l’Empire romain, où les attitudes scandaleuses des philosophes cyniques suscitèrent des critiques impitoyables de la part des Chrétiens mais aussi de la part de philosophes païens appartenant à d’autres écoles. Même si Diogène est bien le fondateur du mouvement, il serait injuste de ne pas évoquer en premier lieu celui qui fut probablement son maître, à savoir Antisthène, un des disciples de Socrate, qui avait déjà pour surnom haplokuôn. Il ne fait point de doute que les nombreux écrits d’Antisthène exercèrent une influence décisive sur la morale de Diogène et le mouvement cynique dans son ensemble. Les comportements concrets adoptés par les Cyniques tout comme les principes théoriques de la République de Diogène s’inscrivent dans un cadre plus vaste, celui de la morale cynique, et ne peuvent s’interpréter que réinsérés dans ce cadre. La liberté de l’individu étant le principe fondamental à respecter, Diogène et ses disciples s’attachent à dénoncer tous les asservissements. Les Cyniques revendiquent délibérément la différence.. La démarche cynique exige par conséquent une conversion radicale, fondée sur la référence à l’animal et le retour à la nature, impliquant la suppression de tout ce qui rend l’individu dépendant et le refus de tous les interdits qui relèvent de l’arbitraire social. Anarchiste libertaire, Diogène a joué sans aucune réserve la carte du retour total à la nature. Les comportements cyniques ne pouvaient qu’être provocants et cette provocation volontairement recherchée choquait par son côté spectaculaire et paradoxal, mais nos philosophes ne choquaient pas pour choquer ; ils voulaient plutôt réveiller brutalement les contemporains afin de leur faire prendre conscience que la civilisation est un obstacle sur la voie du bonheur.
Nietzsche enviait le bonheur des Cyniques, un bonheur calqué sur celui de l’animal, se réalisant dans l’instant et échappant ainsi à la mémoire.

Source : http://clio.revues.org/1725
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cynisme

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