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Objets et personnages célèbres du 09/10/2013

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Sil


Strabon
http://www.mediterranees.net/geographie/strabon/sommaire.html
http://cms.unige.ch/isdd/IMG/pdf/Strabon.pdf


Tout ce que vous avez voulu savoir sur les aqueducs et autres constructions géniales romaines.


http://www.traianvs.net/index.php
http://www.traianvs.net/textos/aque01.php

Un aqueduc est un ouvrage qui permettait, comme son nom l'indique d'acheminer de l'eau, d'un point à un autre.
Pour faire un aqueduc, l'essentiel a toujours été de découvrir un endroit en altitude suffisante par rapport au point d'arrivée où l'eau est toujours pure, pérenne et abondante.
Il ne fallait pas que le point soit trop élevé pour éviter l'étiage l'été ni trop bas pour éviter d'entrainer de la boue et des limons, l'eau circulait dans un canal, presque toujours ouvert que les Romains appelait spécus.
Les dimensions du conduit variant en fonction du débit demandé.
Différentes manières de transport de l'eau on été trouvés. Lorsque l'altitude de départ est trop élévée par rapport au point d'arrivéeon trouvait des aménagements tels des escaliers hydrauliques, des chutes abruptes dans le circuit d'acheminement ou encore les siphons.
Si une vallée abrupte se présente, l'eau était acheminée dans une conduite (souvent en plomb) dans laquelle se trouve plusieurs tuyaux côte à côte de manière à diminuer la pression. L'eau remonte ensuite par d'autre tuyau vers le réservoir d'aval dit de fuite situé plus bas.



Dernière édition par Sil le Mer 20 Nov 2013 - 6:37, édité 1 fois

Valentin


En complément, une bonne, et récente, synthèse sur l’histoire des sciences que j’ai utilisée :
Histoire des sciences de l’Antiquité à nos jours, dir. Ph. de la Cotardière, Paris: Tallandier, 2004.

Valentin


Version complète pour Strabon :

Histoire des sciences de l’Antiquité à nos jours [fr], dir. Philippe de la Cotardière, Paris : Tallandier, 2004, pp. 409–10 :

“Strabon (v. 54 avant J.-C.–entre 21 et 25 après J.-C.), géographe et géologue né en Cappadoce, est connu pour sa Géographie en sept volumes. Il explique quant à lui la présence des fossiles par un mouvement du sol, qui s’élèverait avant de s’affaisser : la mer tantôt déborderait, tantôt se retirerait. Pour appuyer sa thèse, il prend l’exemple des rochers ou des îles qui émergent soudainement des flots, telle l’île volcanique nouvelle de Théra dans l’archipel de Santorin (on sait aujourd’hui que cette interprétation est fausse, ces émergences étant dues à des montées magmatiques). Il étend la possibilité de ces soulèvements à des continents entiers. Méditerranéen, il est confronté à l’activité des séismes et des volcans qui engendrent des raz-de-marée. Les effets conjugués des soulèvements et des affaissements, ainsi que ceux des raz-de-marée, expliquent selon lui la présence des coquilles loin de la mer.

Strabon observe les phénomènes de son temps pour interpréter les plus anciens : ‘Il convient de déduire nos explications de choses qui tombent sous nos sens et qui, dans une certaine mesure, se posent tous les jours sous nos yeux.’ C’est le premier énoncé du ‘principe des causes actuelles’, ou actualisme, qui triomphera en 1790 (!) avec Jean-André Deluc.”

4 avicenne le Mer 20 Nov 2013 - 7:03

Sil


Filippo Virgilio – BIB2 2012-2013
Sciences et techniques: méthodologie spéciale - 9.10.2013

IBN SÎNÂ – AVICENNE (980/1-1037)

Biographie
Abû `Alî Al-Husayn Ibn `Abd Allâh Ibn Sînâ, médecin, savant et philosophe, naquit en 981 à Afshanah, près de Boukhara, dans l’actuel Ouzbékistan. A l’âge de dix ans, Ibn Sînâ était d’ores et déjà versé aussi bien dans les sciences islamiques que dans les sciences profanes. Il apprit la logique auprès de `Abd Allâh An-Nâ’ilî, un philosophe connu par ses contemporains. Ses études philosophiques couvrirent des ouvrages musulmans ainsi que des travaux grecs variés. Dans sa jeunesse, il fit preuve d’une remarquable maîtrise de la médecine et devint célèbre dans sa région.
A l’âge de dix-sept ans, il prescrivit des remèdes qui guérirent Nûh Ibn Mansûr, Roi de Boukhara, atteint d’une maladie qui désarma tous les autres spécialistes de la médecine. Après son rétablissement, le roi voulut récompenser le jeune Ibn Sînâ. L’accès à la grande librairie du roi fut la seule récompense désirée par le jeune savant. Après la mort de son père, Ibn Sînâ partit à Jurjân où il rencontra le célèbre Abû Rayhân Al-Bîrûni.
Plus tard, il se dirigea vers Ar-Rayy et Hamadhân où il rédigea son remarquable ouvrage Al-Qanûn fî At-Tibb, connu en Occident sous le titre Le Canon de la Médecine. Il quitta Hamadhân et se rendit à Ispahan, dans l’actuel Iran, où il acheva la rédaction de nombreux ouvrages importants. Ibn Sînâ poursuivit ses voyages mais, à force de se surmener, sa santé se dégrada. Il retourna à Hamadhân et ce fut sa dernière destination : il y mourut en 1037.

Médecine
Avicenne est sans nul doute le plus célèbre représentant de la médecine arabe. Traduit en latin, son Canon de la médecine, exposé exhaustif des connaissances nécessaires à l'exercice de la médecine, a eu une grande influence en Europe jusqu'au milieu du xviie siècle. En fait, son contenu emprunte beaucoup aux médecins grecs de l'Antiquité (Hippocrate, Dioscoride, Galien) et ne diffère guère des encyclopédies médicales arabes antérieures.
L'ouvrage, après avoir exposé les connaissances théoriques fondamentales en matière d'anatomie, de physiologie, de nosologie, de prophylaxie, d'hygiène et de thérapeutique, inventorie par ordre alphabétique les substances médicinales les plus employées dans la pharmacopée, examine les différentes maladies qui affectent le corps de la tête aux pieds; enfin donne les recettes pour préparer les médicaments. C'est surtout l’aspect profondément rationnel de l’œuvre qui séduira les savants occidentaux. Les premiers à s'intéresser au Canon sont d'ailleurs des philosophes, tel Roger Bacon, au XIII siècle. Rapidement, le Canon s'impose au programme des facultés de médecine de France ou d'Italie, où il va rester plusieurs siècles. En Inde, c'est même jusqu'au début du XX siècle qu'il constituera la base des études médicales.

Philosophie
Avicenne est aussi une figure majeure de la philosophie ; Roger Bacon, au XIII siècle, le qualifie de « chef et prince des philosophes ». De son œuvre abondante – aussi bien en arabe (Livre des directives et des remarques, Livre du salut, Livre de la guérison) qu'en persan (Livre de science) – ressort un système philosophique complet, le premier depuis Aristote. Son Livre de la guérison, rédigé pendant son séjour à Hamadan, est une encyclopédie qui forme le pendant en matière philosophique de ce qu'est son Canon pour la médecine. Il y aborde tous les domaines: logique, physique, mathématiques, cosmologie, métaphysique.
L'apport principal d'Avicenne a été de rendre la philosophie d'Aristote compréhensible. Son premier contact avec la pensée péripatéticienne n'a pas été aisé : dans son autobiographie, il confesse avoir relu la Métaphysique quarante fois, au point de la connaître par cœur, mais sans rien en saisir. C'est seulement l'achat d'un commentaire d'al-Farabi qui lui ouvre les voies de l'aristotélisme. Dans son Livre de la guérison, Avicenne procède à une véritable périphrase d'Aristote, introduisant ses propres positions, interprétant celles du philosophe grec à la lumière du néoplatonisme et surtout les passant au filtre du monothéisme dans une audacieuse synthèse. Traduit partiellement en latin dès le XII siècle, le Livre de la guérison guidera en Occident la lecture de l'œuvre d'Aristote.


SOURCES (sites internet et documents consultés le 9.10.2013) :
http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Avicenne/106902
http://www.islamophile.org/spip/Ibn-Sina-Avicenne.html
www.philophil.fr/histoire2/avicenne.pdf
http://www.lesclesdumoyenorient.com/Avicenne-Ibn-Sina-980-1037.html

Pour approfondissements (sources non utilisées):
www.ibe.unesco.org/publications/ThinkersPdf/avicennf.pdf
http://www.muslimphilosophy.com/sina/
http://www.wdl.org/fr/item/7429/ (Le Canon de la médicine numerique)

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